La Chapelle du Fay | L'Horme

déc. 18, 2025 0 comments
La Chapelle du Fay

Un peu d'histoire

1628 : la peste frappe la région

Nous sommes en 1628. La peste vient de faire son apparition dans toute la province et cette année sera marquée par une grande mortalité. Au mois de septembre, Saint-Chamond et Saint-Julien connaissent un véritable désastre : plus de 250 personnes meurent.

Pour conjurer le fléau, les autorités ont recours à la séquestration : les malheureux atteints de la peste sont éloignés de la ville et transportés au lieu-dit « le Fay ». Là, isolés dans des cabanes, ils reçoivent les aumônes recueillies en leur faveur et les soins qu'il est possible de leur prodiguer.

Les Capucins se dévouent particulièrement, et quatre d'entre eux – les Pères Édouard, André, Protaix et Palluat – le paieront de leur vie.

La construction de la chapelle

Au plus fort de l'épidémie, le Père Édouard obtient des notables de Saint-Chamond l'autorisation de bâtir une chapelle au Fay, afin que les malades puissent entendre la sainte messe depuis leurs cabanes. Sa requête est agréée et la modeste chapelle est construite en 1628.

Un patrimoine à préserver

L'architecture est d'une grande sobriété, mais c'est l'un des rares monuments de cette époque à nous être parvenu intact. Cette chapelle, dédiée à Saint Roch – invoqué pour la guérison de la peste et des maladies contagieuses – fait partie de notre patrimoine.
Après la disparition de la peste, les prêtres de Saint-Julien y célébraient la messe pour les Rogations, ainsi que ceux de la paroisse de Saint-Paul-en-Jarez. Les habitants des hameaux s'y réunissaient parfois pendant le mois de Marie, puis l'oubli s'est installé.

Un appel à la sauvegarde

Nos anciens nous ont laissé cette chapelle en héritage. L'association « Les Amis de la Chapelle du Fay » souhaite la restaurer et a besoin de votre soutien. Ne laissons pas tomber en ruine ce monument du XVIIe siècle !

La chapelle est dédiée à Marie et saint Roch 

Saint Roch (vers 1350-1379) est l'un des saints les plus invoqués lors des épidémies de peste au Moyen Âge et à l'époque moderne.

Sa vie et sa légende

Né à Montpellier dans une famille noble, Roch décide après la mort de ses parents de distribuer ses biens aux pauvres et de partir en pèlerinage vers Rome. C'est vers 1370, alors que la peste noire ravage l'Italie.

Durant son voyage, il soigne les pestiférés avec un dévouement total. Selon la légende, il guérissait les malades par un simple signe de croix. Il contracte lui-même la peste à Plaisance et se retire dans une forêt pour mourir seul. Un chien lui apporte chaque jour du pain, et une source miraculeuse jaillit pour étancher sa soif. Il guérit miraculeusement.

De retour à Montpellier, méconnaissable, il est emprisonné comme espion et meurt en captivity cinq ans plus tard. Ce n'est qu'après sa mort qu'on découvre son identité grâce à une marque de croix sur sa poitrine.

Son culte

Dès le XVe siècle, son culte se répand dans toute l'Europe. Il devient LE saint protecteur contre la peste, les épidémies et les maladies contagieuses. On le représente toujours avec :

  • Un bâton de pèlerin
  • Une plaie sur la cuisse (bubons de la peste)
  • Un chien portant un pain dans sa gueule
Fête : 16 août


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